Il ne faut pas nous prendre pour des idiots.

28 avril 2009

Est ce que tout ce beau monde nous prend pour des idiots ?

Comment pourrait-on justifier d’un investissement aussi important pour créer une autoroute qui s’amortit sur 50 ans, et le recommencer dans 20 ou 30 ans pour le rail, alors que nos économies sont si mal en point ?

Pourquoi ne pas directement avancer sur le scénario du Rail qui sera le seul viable à long terme ?

Comment ne pas vouloir comprendre qu’une N20 débarrassée de ses camions passant par Ferroutage devient totalement praticable, une fois les villes d’Ax les Thermes et Tarascon détournées ?

Alors que la France a privatisé ses autoroutes, réaliser un tel ouvrage serait permettre à des entreprises privées de prélever leur dîme sur un territoire avec trés peu de création d’emploi et de richesse en retour.
En revanche appauvrissant ses habitants qui devront payer à chaque passage !

Sans compter l’impact de la pollution due à l’accroissement du passage dans des lieux qui sont classés en zone Natura 2000 !

Pourquoi Véolia ne se lance pas dans le développement ferroviaire ?

Que les services de l’Etat refusent à un projet à Porté Puymorens de prendre corps parce qu’il touche à 1% d’une zone classée natura 2000 et qu’il autorise et qu’il cautionne l’implantation d’une telle saignée sur des dizaines de kilomètre de vallées est un paradoxe que notre bon sens paysan nous autorise à dénoncer !

Aussi il semble rationnel de demander deux études comparatives permettant de comparer en fonction de critères de décision rationnels le rail et l’autoroute E9

Et ces arguments sur un soit disant protectionnisme des Français ne sont qu’une vision provocatrice cautionnant un état d’esprit d’indépendance de la Catalogne du sud vis à vis de son pouvoir central. Alors qu’ils ne nous prennent pas là encore pour des ahuris

Signé I


Les amis de la terre……..

12 avril 2009

ABERRANT et RETROGRADE

Le nouveau projet autoroutier Barcelone Foix Amsterdam qui prétend passer dans la vallée de la Haute Ariège n’est pas un projet d’utilité publique.

Ce projet va détruire les meilleures terres arables de l’Ariège et les paysages Pyrénéens. Il va augmenter les nuisances et les pollutions liées aux transports et aux déplacements routiers. Il va dégrader la qualité de la vie en Ariège tout en aggravant les problèmes de circulation et de dérèglement climatique.

A l’heure de la rareté et de la cherté inévitable du pétrole, du réchauffement climatique dû en grande partie aux déplacements routiers, et des conclusions du Grenelle de l’Environnement, nous savons que les aménagements autoroutiers à l’échelle régionale et européenne doivent être abandonnés au profit du rail.

Il faut donner la priorité au développement du fret ferré pour le transport des marchandises et il faut rendre attractifs et performants les transports en commun à l’échelle de l’ensemble du département et de la région Midi-Pyrénées.

Les Amis de la Terre de Midi Pyrénées soutiennent de toute leur force l’initiative du Maire des Cabannes, Daniel Géraud et vont se battre avec détermination aux cotés de tous les nombreux opposants à ce projet autoroutier aberrant et rétrograde.

Les verts réagissent également au projet autoroutier Amsterdam Barcelone

LE CONSEIL GÉNÉRAL SE TROMPE D’ÉPOQUE

Pour les Verts-Ariège, Françoise Matricon communique :

Voilà coup sur coup deux projets ambitieux et “structurants”, comme on les appelle, qui ont été approuvés à l’unanimité par l’Assemblée Départementale : le grand contournement de Toulouse dont nous avons dit, lors du débat public, tout le mal que nous en pensions et puis, pour faire bonne mesure, l’autoroute Amsterdam-Barcelonne via Foix qui serait, si elle se fait, la première à bénéficier de la clause dérogatoire du Grenelle de l’Environnement. (Pour mémoire : moratoire sur les autoroutes sauf cas de force majeure).

Et là, la force majeure, c’est l’obstination du Conseil Général et de son Président à rester dans une logique d’un autre temps qui consiste à dire que non seulement la circulation des personnes et des marchandises doit continuer comme avant, mais qu’elle peut, qu’elle doit et qu’elle va encore augmenter, et cela grâce à la détermination des élus du Département, qui sont même prêts à en découdre avec les écologistes. C’est dire !!!

Comment peut-on, dans le même temps, invoquer le “développement durable” à chaque détour d’Agenda 21 et de présentation de budget ? Comment peut-on savoir qu’il nous faut diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre et, dans le même temps, faire comme si les transports routiers allaient obligatoirement augmenter de 20% ? Est-ce que vous êtes aveugles et sourds ? Aveugles parce que vous ne voyez pas que tous les clignotants sont au rouge ? Vous ne lisez aucun article qui traite de ces questions ? Vous n’entendez pas les émissions de radio ou de télé qui parlent d’un consensus comme on n’en a aucun exemple dans toute l’histoire de la science sur la responsabilité des activités humaines ? Vous n’avez pas lu que l’ampleur de la fonte des glaces au pôle, cet été, a été celle prévue pour 2030 ? Vous n’avez pas lu que, de l’aveu-même de leurs auteurs, les chiffres avancés par le GIEC n’étaient déjà plus valables trois mois après leur parution ?

Un projet comme celui de l’autoroute Amsterdam-Barcelonne est de ceux qui nous amènent dans le mur à grande vitesse avec comme seuls bénéfices la possibilité pour les toulousains de se rendre plus facilement à Andorre et pour les touristes de traverser l’Ariège sans s’arrêter. A ce type de projet nous répondons ferroutage, circuits courts et relocalisation des activités économiques afin de gagner du temps et empêcher le réchauffement climatique de devenir incontrôlable.

Voir l’article ci-dessous:

http://carfree.free.fr/index.php/2008/08/30/contre-le-projet-autoroutier-barcelone-foix-amsterdam/comment-page-1/

Sources: www.amisdelaterre.org et www.gazette-ariegeoise.fr


Transports et développement touristique

8 avril 2009

Texte adressé à Jean Laïlle pour parution sur le patriote et sur l’Ariègeois magasine. Ce texte à déjà été publié sur le Patriote et sur la dépêche du midi.

“Salut Jean, Un copain m’a prété un ordi, je peux donc t’écrire un mot pour le patriote et l’Ariègeois magasine avant même que je te retrouve chez toi lundi où nous pourrons en discuter si tu le souhaites. Je décide après coup de l’adresser à tout mes contacts, même s’ils ne sont à priori pas concernés par cette question. juste pour leur permettre de me connaitre mieux. voici donc quelques éléments de MA REFLEXION sur le développement Touristique dans la vallée de l’Ariège. Ce n’est pas une position encore débattue au sein de SAHA, je ne m’exprime donc pas en son nom, mais en mon nom personnel. je te demanderai de le souligner. I°) Une autoroute à péage dans la vallée, avec ses 42 mètres minimum d’emprise sur le terrain (largeur) saccagerait celle-ci et détruirait par là même l’attrait qu’elle représente pour les touristes qui viennent y séjourner. Cet aspect est également valable pour les séjournants en cure thermale. 2°) Des élus ont longtemps pensé, les subventions aidant, qu’ils devaient tous posséder leur village de vacances sur le territoire de leurs communes. Ils n’en avaient ni la vocation, ni la compétence. Ces établissements devenant très rapidement ingérables, passaient d’association en association quand elles n’étaient pas tout simplement revendues à des privés après quelques années. Je le sais pour avoir géré et dirigé quelques unes de ces structures. Dans les PO, à Formiguères, le centre école de ski de fond et de randonnées est devenu un centre d’entrainement de la légion étrangère. Mais ça, c’est pour la petite histoire……. De fait, on ne peut parler de développement touristique si l’on souffre, comme c’est le cas, d’un grand déficit en “lits d’accueil”. la solution n’est pas dans la multiplication des grands centres de vacances et encore moins dans la construction d’hôtels de luxe comme certains sont tentés d’expérimenter. Vous pensez bien que les gens friqués vont ailleurs……… 3°) Et dans ces conditions, il faut jouer sur les atouts, et un des atouts est précisément la tranquillité de la haute vallée de l’Ariège. Y produire du bruit, c’est immédiatement faire fuir les amateurs de montagne et d’air pur. Il existe naturellement un chemin longeant l’Ariège par sa rive droite et qui allait d’Ax les thermes et au delà, à Tarascon sur Ariège. Ce chemin a été rompu par endroits par divers travaux routiers communaux et départementaux. le reconstituer et le restaurer serait un véritable outil de développement de la vallée. Spécialisation dans la randonnée pédestre, cavalière et vélocipédique à l’exclusion de toute circulation motorisée, ormis les services d’entretien et de sécurisation et des engins nécessaires à l’exploitation agricole. Je signale au passage qu’il existe un chemin identique dans la vallée du Vicdessos et qui mènerait en plein centre ville de Tarascon, sans jamais rencontrer un véhicule motorisé. Cher lecteur, tu n’es pas obligé de fermer les yeux pour t’imaginer conduisant ta belle au marché à bord d’un cabriolet conduit et tracté par un trotteur ou une trotteuse réagissant au “clac” du coup de fouet pétant au dessus de sa tête et jamais dessus. Même ta belle pourrait trouver de bon ton de conduire cet attelage, histoire de te rappeler qu’elle sait aussi tenir les rènes sur le chemin comme ailleurs. Qui a dit que ce serait un sacré retour en arrière? Je ne vois aucune main se lever…… Non, en vérité, ce serait un sacré bond en avant pour notre païs. 4°) imaginons parallèlement à cette restauration, un véritable plan de négociation avec la S.N.C.F pour créer ou recréer des arrêts de certains trains dans les villages qui bordent la ligne. Les suisses le font, pourquoi pas nous, c’est “Tip Top” une fois non? 5°) avec encore un peu d’imagination, le département lancerait un grand programme d’aide, y compris financière pour la création ou la rénovation de maisons devenants des gîtes d’accueil touristique. Ce sont les particuliers qui doivent être aidés, et à plus forte raison par temps de crise. La location saisonnière pouvant être un bon, voire un très bon complément de revenus. L’accueil Touristique est un métier. Il serait nécessaire et souhaitable de mettre en place des cycles de formation et la Chambre de commerce de l’Ariège pourrait démontrer davantage de compétence sur ce terrain qu’elle ne peut en avoir en matière d’étude sur les économies de CO² dans l’athmosphère. mais ça, c’est pour le FUN et glisser un peu d’humour dans ce méchant papier…. Un tel développement nécessiterait peut-être aussi l’aide à l’installation d’anciens métiers tels que les Selliers, les charrons, les maréchaux ferrants, et les loueurs de chevaux et de vélos, etc…. Peut-être serions nous obligés de réouvrir des écoles, c’est un comble non? 6°) Et là, c’est mon coté ancien directeur de village de vacances qui ressort, imaginez encore les petites communes embauchant de manière saisonnière,(aidées là aussi par le département) des animateurs ou animatrices sportifs brevetés, qui pour l’équitation, qui pour l’accompagnement en moyenne montagne, qui pour la tenue de joggings matinaux et d’exercices physiques, etc…….On embauche bien des maîtres nageurs sauveteurs pour les piscines communales . N’oublions pas l’utilisation sportive et raisonnée de la rivière. Vous avez là une politique du tourisme qui reviendrait bien moins cher que la construction d’une autoroute et qui aurait l’avantage en plus en plus, de méler les populations locales et les touristes dans une animation intégrée et partagée. Chaque village devenant ainsi un véritable “village de vacances” ouvert. 7°) Et si en plus, chaque village pouvait investir dans la mise en place d’une navette minibus écologique, pour véhiculer au quotidien les habitants comme les touristes vers les commerces locaux, vous avez moins de voitures sur la route, plus de vélos, plus de chevaux et de crottins sur le chemin, ce qui est bon pour les géraniums et la santé en général. Ce ne sont que quelques idées. Si tu me fais la gentillesse de les trouver pas si bêtes que ça, j’en ai encore tout plein. Sans compter que chacun des points abordés ici peuvent être développés. Voila , à mon sens , ce que devrait être une véritable politique anti-libérale du développement touristique de la vallée de l’Ariège. à Toi de voir si cela peut constituer de nouveaux sujets d’articles ou d’émissions Radiophoniques. Je rêve peut-être? Mais il faut bien inventer demain, non?

Ce texte étant adressé également à des organes de presse, peut bien entendu être publié avec mon autorisation, pour peu que le texte et le contexte soient respectés.

Jean-Pierre Petitguillaume. Albiès.

Commentaires reçus par courriels:

Bonsoir,

Merci de m’avoir adressé ce texte, très riche en perspective.
Vous mettez pertinemment l’accent sur la question essentielle du tourisme en Ariège : l’insuffisance en quantité et en qualité des structures d’accueil en logements, en gites individuels et en hôtels. Le
succès des investissements Pierre et Vacances à Ax, dont il y aurait pourtant beaucoup à dire, en est la démonstration.
Sans cette disponibilité d’accueil, il est difficile d’envisager de nouveaux produits ou même de rentabiliser des potentiels existants comme Beille : les skieurs ne trouvent aucun hébergement pour passer une nuit à proximité.
A bientôt.
Amicalement.

Jean-Paul Laborie, professeur des universités, professeur en aménagement et urbanisme à la faculté de Toulouse le Mirail,

membre de S.A.H.A
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Bien sûr que ça me va, tu penses. Il y a peut-être un aspect à fouiller, c’est celui des déplacements des touristes une fois qu’ils seront arrivés par le train, qu’on aura été les chercher… S’ils veulent visiter l’Ariège on peut imaginer un parc automobile sur place pour de l’auto-partage… ou autre chose ?

Françoise  Matricon, adhérente à S.A.H.A et membre du collectif écologique Ariègeois.
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Super tes idées Loulou, en plus ça m’intéresse s’il y a un train qui s’arrête devant ta porte !!
Ce sont de belles idées de projets, et tu as raison de les partager, c’est peut être comme ça que ça peut évoluer….lorsque les gens en parlent !!!

Gros bisous à tout à l’heure.
Je t’aime,    
( ma chérie) supportrice de S.A.H.A.

“Dans le brouillard”

8 avril 2009

“Dans le brouillard”


Par delà la prise de position Ariégeoise manipulée sans s’en être rendue compte, c’est toute la politique globale depuis 1990 qui cherche un justificatif en mot d’excuses:
A ne plus justifier le tunnel central ferroviaire et ses 100 trains par jour et par sens, ils essaient d’obtenir un lien routier Toulouse – Barcelone à minima par l’Ariège.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont été contraints de rénover la voie ferrée de Latour de Carol pour ne pas perdre la face.

Et là ils vont polluer les gros projets car ils ne peuvent plus étouffer cette solution aux raisons que l’infra ferroviaire serait précaire.

Alors il faut garder une vigilance active pour ne pas se laisser endormir par des présentations bien peignées:

L’étude pour la CCI part d’une nécessaire liaison dans la vallée de l’Ariège et développe son argumentaire complet sur majoritairement les potentiels économiques de Toulouse et de Barcelone et non ceux de l’Ariège.

Là il faut être vigilants car ces transit il faut les laisser là où ils sont. On a réussi à préserver l’Ariège jusqu’en 2009, c’est pas pour y installer des nuisances de transit sans arrêt artificiellement.

Et puis pour être concret:

J’ai toujours pris cette route depuis Les Cabannes pour aller à Barcelone. Et la nuit pour rester réveillé, je connaissais bien la fontaine glacée avant le pont de Porta. C’est là qu’il commençait à y avoir du brouillard, du verglas et des bourrasques de neige. Le coup d’eau fraiche sur le visage
faisait prendre conscience que le numéro d’équilibriste au volant allait commencer.

Le brouillard on ne l’enlèvera pas avec une autoroute. Et je peux vous dire que l’hiver, il m’est arrivé à 5 km/h de mettre mon pare-choc dans le mur de neige. Il m’est arrivé de me demander comment sur le verglas ça allait descendre du tunnel à l’Hospitalet…et plus bas.  Déjà l’hiver, la
circulation est interdite certains jours au dessus d’Ax et à partir de Tarascon pour les poids lourds.

Alors dans ces conditions, faire gagner 15 minutes par rapport à Perpignan pour des 40 tonnes, c’est pas sérieux.
S’ils avaient proposé un tunnel de 80 kilomètres Ax les Thermes – Berga ou Ripoll sous la Cerdagne, on pourrait en sourire, mais du point de vue de la sécurité on aurait rien eu à dire ……Ils ont bien essayé 51 kilomètres pour la TCP plus les 19 morcelés qu’ils ont pas annoncé de ci de là sur l’itinéraire.

Moi qui appelle le tunnel ferroviaire du Puymorens, le métro des Pyrénées, là j’aurais eu un vrai métro.

signé R. Un internaute


Aberrant et rétrograde

8 avril 2009

Aberrant et rétrograde


Le nouveau projet autoroutier Barcelone Foix Amsterdam qui prétend passer dans la vallée de la Haute Ariège n’est pas un projet d’utilité publique.

Ce projet va détruire ses meilleures terres arables et les paysages Pyrénéens. Il va augmenter les nuisances et les pollutions liées aux transports et aux déplacements routiers. Il va dégrader la qualité de la vie en Ariège tout en aggravant les problèmes de circulation et de dérèglement climatique.

A l’heure de la rareté et de la cherté inévitable du pétrole, du réchauffement climatique dû en grande partie aux déplacements routiers, et des conclusions du Grenelle de l’Environnement, nous savons que les aménagements autoroutiers à l’échelle régionale et européenne doivent être abandonnés au profit du rail.

Il faut donner la priorité au développement du fret ferré pour le transport des marchandises et il faut rendre attractifs et performants les transports en commun à l’échelle de l’ensemble du département et de la région Midi-Pyrénées.

La ligne Paris – Toulouse – La Tour de Carol est une chance exceptionnelle pour la Haute Ariège : l’augmentation du cadencement des TER et les nouvelles rames « design » et confortables mises en place par le Président Malvy et la Région Midi Pyrénées sont les solutions réellement écologiques pour préserver l’avenir de la planète et répondre aux besoins des Ariégeois.
Les Amis de la Terre de Midi Pyrénées soutiennent de toute leur force l’initiative du Maire des Cabannes, Daniel Géraud et vont se battre avec détermination aux cotés de tous les nombreux opposants à ce projet autoroutier aberrant et rétrograde.

Alain Ciekanski, par le groupe local de Midi Pyrénées les amis de la terre.
Source : http://www.amisdelaterre.org/PROJET-AUTOROUTIER-BARCELONE-FOIX.html


Le Conseil Général se trompe.

8 avril 2009

Le Conseil Général se trompe.


Voilà coup sur coup deux projets ambitieux et “structurants”, comme on les appelle, qui ont été approuvés à l’unanimité par l’Assemblée Départementale : le grand contournement de Toulouse dont nous avons dit, lors du débat public, tout le mal que nous en pensions et puis, pour faire bonne mesure, l’autoroute Amsterdam-Barcelonne via Foix qui serait, si elle se fait, la première à bénéficier de la clause dérogatoire du Grenelle de l’Environnement. (Pour mémoire : moratoire sur les autoroutes sauf cas de force majeure).
Et là, la force majeure, c’est l’obstination du Conseil Général et de son Président à rester dans une logique d’un autre temps qui consiste à dire que non seulement la circulation des personnes et des marchandises doit continuer comme avant, mais qu’elle peut, qu’elle doit et qu’elle va encore augmenter, et cela grâce à la détermination des élus du Département, qui sont même prêts à en découdre avec les écologistes. C’est dire !!! Comment peut-on, dans le même temps, invoquer le “développement durable” à chaque détour d’Agenda 21 et de présentation de budget ?
Comment peut-on savoir qu’il nous faut diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre et, dans le même temps, faire comme si les transports routiers allaient obligatoirement augmenter de 20% ?
Est-ce que vous êtes aveugles et sourds ?
Aveugles parce que vous ne voyez pas que tous les clignotants sont au rouge ?
Vous ne lisez aucun article qui traite de ces questions ?
Vous n’entendez pas les émissions de radio ou de télé qui parlent d’un consensus comme on n’en a aucun exemple dans toute l’histoire de la science sur la responsabilité des activités humaines ?
Vous n’avez pas lu que l’ampleur de la fonte des glaces au pôle, cet été, a été celle prévue pour 2030 ?
Vous n’avez pas lu que, de l’aveu-même de leurs auteurs, les chiffres avancés par le GIEC n’étaient déjà plus valables trois mois après leur parution ?
Un projet comme celui de l’autoroute Amsterdam-Barcelonne est de ceux qui nous amènent dans le mur à grande vitesse avec comme seuls bénéfices la possibilité pour les toulousains de se rendre plus facilement à Andorre et pour les touristes de traverser l’Ariège sans s’arrêter. A ce type de projet nous répondons ferroutage, circuits courts et relocalisation des activités économiques afin de gagner du temps et empêcher le réchauffement climatique de devenir incontrôlable.

Pour les Verts- Ariège, Françoise Matricon . Membre de S.A.H.A.

Source  : http://www.gazette-ariegeoise.fr/651_Les-verts-reagissent-au-projet-autoroutier-Amsterdam-Barcelone.html


Le point de vue de SAHA

11 janvier 2009

Depuis le début de l’année 2008 plusieurs articles, toutes presses confondues, évoquent un projet d’autoroute entre Toulouse et Barcelone via la vallée de l’Ariège. Tout le monde ou presque s’accorde pour reconnaître que l’aménagement de la RN 20 entre Tarascon et Ax Les Thermes devient une nécessité incontournable pour assurer le développement économique de la haute vallée de l’Ariège. Il n’empêche que dans ces sons de cloches, qui consistent à avancer pour argument massif le désengagement de l’état « l’état n’aurait pas les moyens de réaliser les travaux et la seule alternative consisterait à faire intervenir le secteur privé pour assurer le financement moyennant un péage », on peut souligner plusieurs contradictions et non des moindres.

Tout d’abord les uns ont le souci, certes louable, d’améliorer le réseau routier afin de désenclaver le secteur des vallées d’Ax, les autres envisagent un développement économique de l’Ariège qui profiterait de l’amélioration de la desserte maritime Toulouse-Barcelone. A ceux là nous répondons par la négative, un tel projet profiterait aux extrêmes,  il laisserait pour compte un département qui aurait les mille difficultés à résoudre les impondérables et les nuisances tant écologiques que sociétales auxquels il serait confronté. Il suffit de reprendre les chiffres avancés, 100 millions de tonnes de fret supplémentaires par an c’est-à-dire à peu près 500 camions à l’heure, 4010 tonnes de carburant et 12583 tonnes de CO2 économisés par an par rapport à un trajet à peine plus long,  pour mesurer et comprendre l’ampleur des dégâts que l’Ariège aurait à subir. Ne parlons pas du bruit, chacun sait qu’il monte et, à part faire passer l’autoroute au sommet des crêtes, c’est une ambiance sonore assurée pour tous les riverains de la vallée, y compris et surtout pour ceux qui se trouvent le plus éloignés du tracé et qui pourraient se croire à tort à l’abri de cette nuisance. Concernant les premiers nous les invitons à réfléchir à ce qui fait la force économique de la Haute Vallée de l’Ariège dont l’essentiel dépend du tourisme favorisé par un milieu encore préservé. Nous leur demandons de ne pas s’arque-bouter derrière ce seul argument qui consiste à mettre en avant le désengagement de l’état. Même si nous ne pouvons l’ignorer, nous considérons qu’il est beaucoup trop réducteur pour être le seul élément à prendre en compte ; l’avenir de l’Ariège mérite mieux, il ne peut faire l’économie d’un vaste débat ou chacun d’entre nous, élus, décideurs, citoyens pourra intervenir afin de faire entendre son point de vue et apporter des réponses ou susciter des questions jusqu’alors passées sous silence.

D’autres contradictions et non des moindres sont de-ci de-là évoquées, chaque fois elles font apparaître des orientations trop partisanes et iniques qui ne laissent pas la place à la réflexion. Pour ne citer que quelques unes d’entre elles, nous évoquerons un vote récent d’une délibération du Conseil Général de l’Ariège dont l’objectif, encore louable, est de demander le maintien de la gratuité sur la portion de 2X2 voies entre Tarascon et Pamiers. Or pour l’autoroute il faudra obligatoirement réaliser un 2ème pont sur l’Ariège et un autre tunnel. A qui pourrait-on faire croire que le secteur privé réaliserait ces travaux gratuitement ? Sont-ils vraiment nécessaires ? Enfin qu’adviendrait-il de la voie publique entre Pamiers et Ax Les Thermes ? Faudrait-il se replier sur un schéma très ancien et aujourd’hui complètement désuet qui consisterait à voir toute la desserte locale traverser les villages ? Combien en coûterait-il aux usagers pour leurs déplacements au quotidien ? Là encore point de questions, point de réponses.

C’est dans ce contexte de désinformation extrême, que nous avons décidé de créer les conditions, afin de permettre à tous les citoyens d’intervenir dans ce débat. Le vendredi 29 Août nous avions proposé aux ariégeois et à tous ceux qui se sentaient concernés par ce projet, de venir assister à une réunion publique aux Cabannes.

A la suite de cette réunion, nous avons créé S.A.H.A  « Stop Autoroute Haute Ariège » . Cette association qui se veut philosophiquement et politiquement indépendante compte dans ses rangs des citoyens de cultures et de croyances diverses. Elle ne souhaite en aucune manière s’opposer à une personne, à un parti politique, à un organisme ou autre, mais elle entend œuvrer pour favoriser l’ouverture d’un large débat public contradictoire, dans le respect des uns et des autres, avec pour objectif final la remise en cause de ce projet d’autoroute ou de route sécurisée 2X2 voies, que nous jugeons, sur bien des aspects, trop dangereux. Parallèlement, conformément au contrat de plan signé entre l’état et la région Midi Pyrénées, nous sommes prêts à œuvrer pour favoriser la reprise de l’aménagement de la RN20 jusqu’à Ax Les Thermes.

Pour l’Association

Le président Jean-Claude Marfaing


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